Un lot électricité se chiffre en centaines de petites quantités : prises, interrupteurs, points lumineux, détecteurs, niveau par niveau. Une légende mal lue ou une pièce oubliée, et le bordereau est faux sans que rien ne se voie. Maître d’Offre compte pièce par pièce, rapproche le plan du CCTP et écrit l’origine de chaque nombre.
Courants forts et courants faibles comptés sur des lignes séparées, chacune avec sa planche et son article du CCTP.
Le chiffrage d’un lot électricité tient moins à la difficulté d’un ouvrage qu’au nombre d’ouvrages. C’est là que les erreurs se cachent, et qu’elles se retrouvent dans le prix.
Un logement type multiplié par le nombre de logements, mais le logement d’angle ou le logement adapté ne sont pas le logement type. Les exceptions se comptent à part.
Un même symbole peut désigner une prise simple ou double selon l’auteur du plan. La légende de chaque planche se lit avant de compter, pas après.
Un linéaire rarement dessiné en entier. Il se mesure quand le cheminement figure au plan ; sinon, c’est une estimation, et elle doit être écrite comme telle.
Tableau général, tableaux divisionnaires, nombre de départs : le synoptique ou le schéma, quand il est au dossier, dit ce que le plan ne montre pas.
Réseau informatique, contrôle d’accès, interphonie, alarme : tantôt dans votre lot, tantôt dans un lot à part. Le CCTP dit où s’arrête votre prestation.
Alimentation du chauffage, de la ventilation, des portes automatiques : qui tire le câble, et jusqu’où ? La limite écrite au CCTP est reprise sur la ligne.
Le dossier de consultation se dépose tel que vous l’avez reçu. Le texte est lu avant les plans, parce que c’est lui qui dit quoi compter, et chaque nombre garde sa source.
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Niveau d’équipement par pièce, gammes, éclairage de sécurité, locaux techniques : chaque prescription est relevée avec son article. La notice prime sur le CCTP.
2
Sur les plans PDF et DWG, niveau par niveau. Chaque ligne porte la planche et les pièces comptées ; un linéaire estimé est marqué comme tel.
3
Une quantité du bordereau qui ne correspond pas au plan, un ouvrage du CCTP sans ligne au bordereau : les deux sont montrés, avec la question à poser.
4
Au format de l’acheteur, avec vos prix, saisis par vous ou appliqués depuis votre bibliothèque. Une ligne sans prix reste vide et vous est signalée.
Façon de compter un point lumineux avec sa commande, découpage de vos prix entre fourniture et pose, longueurs de câble retenues : votre manière de métrer et de chiffrer se donne en quelques questions, et le dossier est fait à votre façon. Ce qui relève d’une habitude est écrit comme tel sur la ligne, et un prix qui s’écarte de plus de 15 % de vos prix habituels est signalé.
Une légende absente, un niveau sans plan, une limite de prestation floue avec le lot chauffage : chaque point devient une question rédigée, à télécharger en Word et à envoyer par vous avant la date limite des questions. Un plan scanné qui ne permet pas de compter est signalé, et la demande du fichier DWG est proposée.
Exemple illustratif · lot électricité, logements collectifs
Les appareillages sont comptés pièce par pièce, les linéaires mesurés quand ils sont dessinés et estimés quand ils ne le sont pas. Le statut de chaque ligne le dit.
| Ouvrage | Quantité | Statut | Origine |
|---|---|---|---|
| Prises de courant 16 A, logements | 412 u | Mesurée | Planches EL‑02 à EL‑05, comptées pièce par pièce, CCTP article 5.2 |
| Points lumineux en plafond, avec commande | 236 u | Mesurée | Mêmes planches, symbole lu sur la légende de la planche EL‑01 |
| Chemins de câbles, circulations | 184,00 ml | Estimée | Linéaire des circulations sur les plans de niveaux, cheminement non dessiné, hypothèse écrite dans la note |
| Tableaux divisionnaires de logement | 24 u | Mesurée | Un par logement, synoptique SYN‑01, CCTP article 4.1 |
| Prises RJ45, courants faibles | 168 u | Mesurée | Planches CF‑01 à CF‑04, CCTP article 7.3 |
| Blocs autonomes d’éclairage de sécurité | 58 u | Mesurée | Planches EL‑02 à EL‑05, circulations et escaliers |
Exemple illustratif : les quantités, les planches et les articles cités ne viennent pas d’un dossier réel.
En électricité, le mémoire est souvent lu pour la sécurité des intervenants et pour la coordination avec les autres lots. Le mémoire technique se rédige quand vous le demandez, dans le cadre fixé par l’acheteur, à partir du CCTP et de votre fiche Mémoire.
Encadrement et habilitations : vos équipes et leurs habilitations, telles que vous les déclarez.
Coordination : réservations, passages avant fermeture des cloisons, interfaces avec la plomberie et le chauffage.
Méthode et phasage : ordre des niveaux, mises sous tension, essais.
Matériels proposés : quand le CCTP laisse le choix, les gammes que vous retenez.
Réception : autocontrôles, mesures, dossier des ouvrages exécutés, levée des réserves.
Aucune référence n’est inventée, aucun engagement n’est pris à votre place. Avant de déposer, reprenez la liste de contrôle de l’article « DPGF : comment la remplir sans erreur », et la méthode dans « Répondre à un appel d’offres public dans le bâtiment ». La traçabilité des quantités est détaillée sur la page Métré et chiffrage, et les formules sur la page Prix.
J’ai essayé Maître d’Offre avec un a priori très négatif sur l’IA dans mon domaine (électricien) et je suis impressionné par la qualité du métré.
Envoyez-nous le lien de votre prochaine consultation, ou un dossier déjà chiffré pour comparer : nous préparons votre dossier gratuitement, sur un lot, et nous vous l’envoyons avant votre date de remise. Vous l’étudiez à votre rythme, puis nous faisons le point ensemble. Sans engagement.