En voirie et réseaux divers, le bordereau est long et les unités piègent : un mètre cube en place n’est pas un mètre cube foisonné, un mètre carré d’enrobé n’a de sens qu’avec son épaisseur. Maître d’Offre lit le CCTP, mesure sur les plans de voirie et de réseaux, et écrit l’origine de chaque quantité.
Chaque ligne dit son unité, son hypothèse et sa source : planche, coupe type ou article du CCTP.
Un lot VRD se chiffre sur des dizaines de lignes, souvent dans un DQE ou un bordereau de prix unitaires. Les écarts ne viennent presque jamais d’un oubli spectaculaire, mais d’une unité mal comprise ou d’une épaisseur mal reprise.
Les déblais se mesurent en place, l’évacuation se chiffre souvent foisonnée. Confondre les deux, c’est un écart sur chaque camion. L’état retenu est écrit sur la ligne, avec le coefficient s’il en faut un.
Une tranchée commune à plusieurs réseaux ne se compte pas comme trois tranchées. Largeur, profondeur, lit de pose et remblai dépendent du nombre de réseaux et de leurs diamètres.
Elles se dessinent en surface et se chiffrent en mètres cubes, parfois en tonnes. L’épaisseur vient de la coupe type ou du CCTP, et elle reste affichée sur la ligne.
Un mètre carré d’enrobé sans épaisseur ne veut rien dire. Épaisseur, formule, couche de roulement ou de liaison : chaque variante a sa ligne.
Au mètre linéaire, par type : bordure de trottoir, bordure basse, caniveau. Les abaissés se comptent à part quand le bordereau les distingue.
À l’unité, par classe de tampon et par profondeur de regard. Un tampon de chaussée et un tampon de trottoir n’ont pas le même prix.
Le dossier de consultation se dépose tel quel, zip compris. Les pièces sont lues dans l’ordre où elles commandent, et chaque quantité garde la trace de son origine.
1
Structures de chaussée, épaisseurs, matériaux, conditions de mise en œuvre : les prescriptions sont relevées avec leur article avant toute mesure.
2
Plans de voirie et de réseaux, en PDF ou en DWG, à l’échelle retrouvée sur les cotes. Surfaces, linéaires et nombres d’ouvrages sont relevés avec leur planche.
3
Une quantité du bordereau de l’acheteur qui s’écarte du plan est signalée avec les deux valeurs. Rien n’est lissé, rien n’est moyenné.
4
Au format de l’acheteur, avec vos prix, saisis ou appliqués depuis votre bibliothèque. Les options restent à part, jamais ajoutées au total.
Coefficient de foisonnement, surlargeur de tranchée, façon de traiter les sujétions de réseaux existants : votre manière de métrer et de chiffrer se donne en quelques questions, et le dossier est fait à votre façon. Ce qui relève d’une habitude plutôt que d’une mesure est écrit comme tel sur la ligne, et un prix qui s’écarte de plus de 15 % de vos prix habituels est signalé.
Une épaisseur qui diffère entre la coupe type et le CCTP, un réseau existant mal repéré, une planche illisible : chaque point devient une question rédigée, à télécharger en Word et à envoyer par vous avant la date limite des questions. Quand le dossier n’a que des PDF, la demande des fichiers DWG est proposée.
Exemple illustratif · lot VRD, voirie d’une résidence
Chaque ligne porte son unité, son statut et son origine. Le volume foisonné est estimé à partir du volume mesuré en place, et il le dit.
| Ouvrage | Quantité | Statut | Origine |
|---|---|---|---|
| Déblais en terrain ordinaire, mesurés en place | 1 240,00 m³ | Mesurée | Planche VRD‑02, emprise des voiries, profondeur à la coupe type CT‑1 |
| Évacuation des déblais, volume foisonné | 1 550,00 m³ | Estimée | Volume en place multiplié par le coefficient de foisonnement de votre fiche d’habitudes |
| Grave non traitée 0/31,5, ép. 30 cm | 255,00 m³ | Mesurée | 850 m² de chaussée, épaisseur au CCTP article 3.4 |
| Enrobé, couche de roulement, ép. 6 cm | 850,00 m² | Mesurée | Planche VRD‑02, surface de chaussée, CCTP article 3.6 |
| Bordures de trottoir posées sur béton | 312,00 ml | Mesurée | Planche VRD‑02, linéaire relevé au DWG, abaissés comptés à part |
| Regards de visite, tampon classe D400 | 6 u | Mesurée | Planche VRD‑04, réseau d’eaux pluviales |
Exemple illustratif : les quantités, les planches et les articles cités ne viennent pas d’un dossier réel.
En VRD, le mémoire parle de circulation, de réseaux existants et de phasage, souvent sur un site qui continue de vivre. Le mémoire technique se rédige quand vous le demandez, dans le cadre fixé par l’acheteur, à partir du CCTP et de votre fiche Mémoire.
Phasage : maintien des accès riverains, des piétons et des circulations pendant les travaux.
Réseaux existants : repérage, précautions à l’approche, conduite à tenir en cas de découverte.
Moyens : les engins et les équipes affectés, tels que vous les déclarez.
Matériaux et déblais : évacuation, filières, traçabilité, réemploi quand le CCTP le permet.
Contrôles : autocontrôles de compactage et de réseaux, avant réception.
Aucun engagement n’est pris à votre place : délais et moyens restent à valider par vous. Avant de déposer, reprenez l’article « DPGF : comment la remplir sans erreur », qui vaut aussi pour un bordereau de prix unitaires, et la méthode dans « Répondre à un appel d’offres public dans le bâtiment ». La traçabilité des quantités est détaillée sur la page Métré et chiffrage, et le contrôle des pièces exigées sur la page Recevabilité.
Envoyez-nous le lien de votre prochaine consultation, ou un dossier déjà chiffré pour comparer : nous préparons votre dossier gratuitement, sur un lot, et nous vous l’envoyons avant votre date de remise. Vous l’étudiez à votre rythme, puis nous faisons le point ensemble. Sans engagement.