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Métré gros œuvre :
chaque mètre cube a sa source.

Un appel d’offres gros œuvre se perd rarement sur le prix du béton. Il se perd sur un volume de fondations mal pris, des aciers comptés au jugé, une installation de chantier oubliée. Maître d’Offre lit le dossier dans l’ordre, mesure sur les plans et écrit, pour chaque ligne, la planche et l’article du CCTP qui la justifient.

Béton au mètre cube, coffrage au mètre carré, aciers au kilo : chaque unité à sa place, chaque hypothèse écrite.

Ce qui coûte cher
et qui se lit mal.

Le chiffrage d’un lot gros œuvre en béton armé repose sur quelques grosses quantités et sur beaucoup de détails qui, mis bout à bout, font la marge. Voici ceux qui se lisent le plus mal dans un dossier de consultation.

Béton, coffrage, aciers

Une DPGF demande un prix global au mètre cube, une autre trois lignes distinctes. Le métré sépare ce que le bordereau sépare, et le volume de chaque ouvrage reste rattaché à sa planche.

Les ratios d’aciers

Sans plans de ferraillage, le poids d’acier est une estimation. Elle n’est jamais présentée comme une mesure : la ligne est marquée « Estimée » et le ratio retenu, le vôtre, est écrit à côté.

Les fondations

Semelles filantes, semelles isolées, longrines, gros béton, puits : les sections viennent des plans de fondations et des pièces écrites. Une profondeur d’assise supposée fausse tout le terrassement associé.

Réservations et trémies

Une trémie non déduite, c’est du béton compté pour rien. Les déductions sont écrites sur la ligne. Les réservations pour les autres lots dépendent souvent des plans des fluides : leur absence se signale.

L’installation de chantier

Base vie, clôture, levage, branchements provisoires : un poste lourd, souvent mis à la charge du gros œuvre pour tout le chantier. Il est relevé avec son article, pour que vous le chiffriez en connaissance de cause.

Les hauteurs d’étage

Voiles et poteaux se mesurent à la hauteur d’étage, prise sur les coupes et non supposée. Une hauteur fausse sur un niveau décale tous les voiles de ce niveau.

Comment Maître d’Offre
traite un lot gros œuvre.

Vous déposez le dossier de consultation tel que vous l’avez téléchargé. Le reste suit le même ordre qu’un métreur expérimenté, et chaque étape laisse une trace que vous pouvez relire.

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Le dossier lu dans l’ordre

Le règlement, puis les études, puis le CCTP, et seulement ensuite les plans. Classes de béton, parements, enrobages, limites de prestation : chaque prescription est relevée avec son article.

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Le métré sur les plans

Sur les plans PDF et DWG, à l’échelle retrouvée sur les cotes. Chaque ligne porte la planche, les repères des ouvrages, la hauteur retenue et les déductions appliquées.

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Les écarts montrés

Un volume de la DPGF qui ne correspond pas au plan : les deux valeurs sont affichées en tête de la note, rien n’est moyenné. C’est vous qui tranchez.

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Le bordereau rempli

Le bordereau de l’acheteur (DPGF), dans son format, avec vos prix, saisis par vous ou appliqués depuis votre bibliothèque. Un prix manquant reste vide et vous est signalé.

Vos habitudes, appliquées

Ratio d’aciers par type d’ouvrage, découpage de vos prix, façon de traiter les sujétions : quelques questions sur votre manière de métrer et de chiffrer suffisent pour que le dossier soit fait à votre façon. Ce qui vient d’une habitude, et non d’une mesure, est écrit comme tel sur la ligne. Au moment des prix, un prix qui s’écarte de plus de 15 % de vos prix habituels est signalé.

Les questions à l’acheteur

Une coupe absente, un plan de fondations illisible, une épaisseur de dalle qui diffère entre le CCTP et la planche : chaque point devient une question rédigée, à télécharger en Word et à envoyer par vous à l’acheteur avant la date limite des questions. Quand le dossier n’a que des PDF, la demande des fichiers DWG est proposée.

Exemple illustratif · lot gros œuvre, logements collectifs

Un extrait de note de métré.

Chaque ligne dit ce qui a été compté, dans quelle unité, et d’où vient le chiffre. Une quantité estimée reste marquée comme telle jusqu’à votre validation.

OuvrageQuantitéStatutOrigine
Semelles filantes en béton armé, 50 × 60 cm38,40 m³MesuréePlanche GO‑01, linéaire relevé au DWG, section au CCTP article 2.3
Voiles banchés, ép. 18 cm, niveau R+1212,60 m²MesuréePlanche GO‑03, hauteur d’étage prise sur la coupe, baies déduites
Dallage sur terre‑plein, ép. 13 cm486,00 m²MesuréePlanche GO‑02, surface intérieure, trémies déduites, CCTP article 2.6
Plancher dalle pleine, ép. 20 cm97,20 m³MesuréePlanche GO‑04, épaisseur au CCTP article 3.1, trémie d’escalier déduite
Aciers pour béton armé des voiles3 830 kgEstiméeRatio de votre fiche d’habitudes appliqué au volume des voiles, aucun plan de ferraillage au dossier

Exemple illustratif : les quantités, les planches et les articles cités ne viennent pas d’un dossier réel.

Le mémoire
d’un lot gros œuvre.

En gros œuvre, l’acheteur lit souvent le mémoire pour savoir comment vous tiendrez le planning et la sécurité du chantier. Le mémoire technique se rédige quand vous le demandez, dans le cadre fixé par le règlement, à partir du CCTP et de votre fiche Mémoire.

Méthodologie et phasage : fondations, niveaux, rotations de banches, interfaces avec les lots qui suivent.

Installation de chantier : base vie, accès, stockage et levage, tels que vous les prévoyez.

Sécurité : les risques propres à ce chantier, protections collectives, travail en hauteur.

Qualité : autocontrôles et points d’arrêt, avant coulage notamment.

Environnement : déchets de chantier, eaux de lavage, nuisances pour les riverains.

Aucun délai ni effectif n’est écrit sans votre validation. Avant de déposer, reprenez la liste de contrôle de l’article « DPGF : comment la remplir sans erreur », et la méthode complète dans « Répondre à un appel d’offres public dans le bâtiment ». La traçabilité de chaque quantité est détaillée sur la page Métré et chiffrage, et les formules sur la page Prix.

Questions

Comment sont comptés les aciers sans plans de ferraillage ?
La ligne est marquée « Estimée » et le ratio appliqué est écrit à côté : celui que vous avez donné pour ce type d’ouvrage. Sans ratio de votre part ni pièce qui le donne, la ligne reste sans quantité et vous est signalée. Le poids d’acier n’est jamais deviné.
Le béton, le coffrage et les aciers sont‑ils séparés ?
Oui, chacun dans son unité : le béton au mètre cube, le coffrage au mètre carré, les aciers au kilo. Quand la DPGF regroupe ces postes dans un prix unique, le détail reste lisible dans la note de métré.
Que se passe‑t‑il si la DPGF et les plans ne donnent pas le même volume ?
Les deux valeurs sont affichées en tête de la note, avec la planche et la ligne du bordereau concernées. Vous tranchez, ou vous posez la question à l’acheteur, rédigée pour vous. Rien n’est moyenné.
L’installation de chantier est‑elle prise en compte ?
Elle est relevée dans les pièces écrites avec son article : base vie, clôture, levage, branchements, quand le CCTP les met à votre charge. C’est un poste que vous chiffrez vous‑même, avec votre connaissance du site.
Faut‑il un plan DWG pour un lot gros œuvre ?
Non, un PDF coté permet de mesurer. Le DWG donne un métré plus rapide et plus sûr. Quand le plan fourni ne permet pas de mesurer correctement, Maître d’Offre le dit et propose de demander le fichier à l’acheteur.

Votre premier appel d’offres est offert.

Envoyez-nous le lien de votre prochaine consultation, ou un dossier déjà chiffré pour comparer : nous préparons votre dossier gratuitement, sur un lot, et nous vous l’envoyons avant votre date de remise. Vous l’étudiez à votre rythme, puis nous faisons le point ensemble. Sans engagement.